Les événements de l’industrie sont en général l’opportunité de découvrir les dernières solutions des entreprises exposantes ou alors faire le point sur leurs activités. Observer les dernières innovations des acteurs qu’on connaît déjà peut donner l’impression que la technologie avance à un rythme très rapide ou alors un rythme pas assez rapide.

Que pouvait-on découvrir chez les acteurs de l’industrie ? – l’exemple d’Arburg & de Trumpf

Arburg et le fameux Freeformer

Perspektive, freeformer 300-3X, freeformer 200-3X

On vous l’avait annoncé dans le Formnext preview, Arburg a bel et bien dévoilé son nouveau système à Formnext. En vrai, le système est une machine imposante qui dispose de 300 cm2 de surface de construction disponible. La chambre de construction peut donc offrir des pièces qui peuvent aller jusque 234 x 134 x 230 millimètres.

Le système est conçu pour l’automatisation et l’intégration de processus. Avec sa nouvelle porte de chambre, il est possible d’insérer les matériaux pendant que la machine est en fonction, en ouvrant simplement la moitié supérieure de la porte. Il ne reste plus qu’à ouvrir la chambre de montage chauffée pour insérer la plate-forme de pièces et retirer les pièces finies.

Au-delà de la fabrication additive de pièces uniques et de petits lots, il est également possible d’améliorer les pièces de grand volume et d’intégrer directement les souhaits du client dans la chaîne de valeur ajoutée par lots aussi petits qu’une seule unité en combinant la fabrication additive, le moulage par injection et les technologies industrielles 4.0.

Parmi les secteurs industriels phares, le Freeformer suscitera plus d’intérêt au sein des professionnels de la santé, notamment les fabricants de prothèses.

La société a précisé lors de sa conférence de presse, que pour l’instant, le système n’est disponible que pour une gamme de clients bien sélectionnés. Sa commercialisation sera effective au niveau international au printemps 2019.

Trumpf surprend avec une démonstration d’impression 3D du cuivre et de l’or – et imprime un acier à outils au carbone 1.2343

TRUMPF GmbH + Co. KG

Trumpf a fait une belle démonstration de son système de fabrication additive industrielle. Une fois préchauffée à 500°C, la TruPrint 5000 a fait une impression d’une pièce en acier à haute teneur en carbone ou en alliage de titane qui ne se fissurent pas ou se déforment fortement.

L’acier à acier à outils au carbone 1.2343 est un matériau qui est fréquemment utilisé par les fabricants d’outils et de moules. Il n’est pas facilement utilisable sur les autres imprimantes 3D car il est extrêmement dur et résistant à l’usure. En l’utilisant avec la TruPrint 5000, « le faisceau laser fait fondre la surface du composant, qui se refroidit ensuite à la température ambiante. Les composants n’ont pas résisté à cette baisse de température et des fissures se sont formées », explique M. Baur.

Par ailleurs, si la plaque support de l’imprimante 3D TruPrint 5000 est préchauffée à 500 degrés Celsius, cela réduit la chute de température après la fusion au laser.

Les « collaborations » qui se sont formées : « AddUp & ESI », « LSS & Arkema »

Les acteurs de l’industrie nous l’ont prouvé plus d’une fois : l’union fait la force. Que ce soit dans les logiciels, les matériaux ou les imprimantes 3D, regrouper des équipes permet de produire un travail de bonne qualité.

Dans le cas présent, AddUp et ESI, société de logiciels ont présenté le module DistortionSimulation AddOn. Celui-ci viendra augmenter les fonctionnalités du logiciel AddUp ManagerTM, dédié à la définition et suivi de production de pièces pour la fabrication additive.

Les forces de ce nouveau module permettront de mieux comprendre la simulation en FA et le comportement des matériaux, et de produire de fait des pièces compétitives produites par FA.

L’optimisation des paramètres procédés est une étape fondamentale du processus de fabrication additive et un marqueur de différenciation concurrentielle. Selon l’utilisation qu’ils ont de cette technologie, les industriels doivent pouvoir concentrer leur temps machine disponible sur la production ou sur l’optimisation du procédé.

Jusqu’à présent, la validation des productions passait principalement par la fabrication de pièces puis la mesure de leur conformité. L’offre d’outil de simulation, trop souvent réservée à des utilisateurs experts, impliquait des aller-retours entre différents métiers et créait une discontinuité dans l’ensemble de la chaîne numérique.

LSS & Arkema

Cette collaboration fait certainement penser à un de ces traités franco-allemand. LSS Laser-Sinter-Service GmbH, fournisseur de services d’impression 3D basé à Dortmund (Allemagne) utilisera le polymère polyéthercétonecétone (PEKK) Kepstan® d’ARKEMA comme matériau de prédilection pour sa nouvelle gamme d’imprimantes 3D RAPTOR TM.

Imprimante 3D RAPTOR

Le PEKK Kepstan® est un matériau sans halogène adapté au frittage sélectif laser (FSL). Selon Arkema, il possède de bonnes propriétés thermomécaniques ainsi qu’une résistance supérieure aux produits chimiques et au feu (faibles flamme, fumée et toxicité) ; des caractéristiques idéales pour les applications industrielles de FA destinées au secteur Electrique & Electronique.

Le matériau sera utilisé sur des imprimantes 3D qui intègrent la technologie ThermoMelt™, brevetée par Airbus. Il permettra notamment de fabriquer des pièces industrielles haute performance.

Les premières fois

Pendant que certains acteurs tels que LSS, Stratasys, Arburg, Prodways ou même Oerlikon sont devenus des clients fidèles à Formnext, cette année marque aussi la première fois de certaines entreprises venues des 4 coins du globe.

Venant d’Italie, on a eu le plaisir de retrouver l’entreprise Prosilas, qui a fait son entrée sur le marché allemand. Déjà présente en France au salon 3D Print, Prosilas marque de plus en plus son territoire en Europe.

Venant de France, une vingtaine d’entreprises ont exposé au même titre que Prodways cette année : en plus d’Arkema, AddUp (& BeAM) déjà mentionnées, on note la présence de Kimya, Techniques Chimiques Nouvelles, Erpro Group, ou encore Synthene.

Du côté des belges, Colossus, Any Shape, Materialise et le grand Solvay ont rejoint Twikit, Flam3D et son groupe.

Venant des Etats Unis, vous reconnaîtrez sans doute Avi Reichental et ses sociétés partenaires (Nexa3D, Techniplas, Xponential Works), Sintavia, Desktop Metal, Carbon

 

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Spécialiste en communication corporate et marketing à 3D Adept, Kety a un grand intérêt pour les innovations technologiques, précisément pour la portée de l’impression 3D sur différents secteurs d’activités. Afin d'en tirer profit à juste mesure, bon nombre de choses doivent encore être découvertes sur les technologies qui façonnent le monde de demain.