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ENGO imprime en titane ses lunettes de réalité augmentée les plus légères à ce jour

ENGO - glasses
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Basée à Grenoble, ENGO lance Engo Titanium, des lunettes de réalité augmentée (RA) destinées aux coureurs et aux cyclistes. Grâce à leur structure en titane imprimée en 3D, elles ne pèsent que 28,9 grammes.

Dans les lunettes de sport, chaque gramme compte. Une paire de lunettes de sport classique pèse entre 25 et 40 grammes sans aucune électronique. Pour un modèle connecté, il ne reste donc qu’une quinzaine de grammes pour intégrer l’écran, la batterie et les capteurs. C’est à cette contrainte qu’ENGO s’est attaquée avec Engo Titanium.

Inspirées de la conception aéronautique, les branches qui maintiennent les lunettes sont fabriquées en titane par impression 3D métal, dans les laboratoires de l’entreprise à Grenoble. Selon ENGO, la fabrication additive permet d’ajuster leur structure au gramme près. Le choix du matériau fait gagner du poids, tout comme l’absence de certaines fonctionnalités que l’équipe a choisi de ne pas intégrer, comme une caméra ou des haut-parleurs stéréo.

L’entreprise a préféré miser sur l’autonomie. Les lunettes peuvent fonctionner plus de 24 heures en continu sur une seule charge.
« L’athlète doit oublier qu’il porte des lunettes connectées », résume Éric Marcellin-Dibon, cofondateur d’ENGO Eyewear. « Avec Engo Titanium, nous redéfinissons ce que signifie porter des lunettes de performance. Notre design est si léger et si discret que les athlètes oublient qu’ils les portent, tout en recevant les données les plus pertinentes, en anticipant leurs besoins et en restant pleinement concentrés. »

Les lunettes s’appuient sur la technologie de RA légère d’ENGO. Un écran tête haute OLED couleur affiche en temps réel les données de performance, comme la fréquence cardiaque, l’allure ou la cadence. L’utilisateur peut personnaliser plus de 40 métriques via l’application compagnon. Des widgets avancés permettent de suivre des séances structurées, comme le fractionné, et d’ajuster son allure en temps réel sans quitter la route des yeux.

« Le design vise à transmettre la bonne donnée sans interrompre la concentration du sportif », ajoute Éric Marcellin-Dibon. « Pour un athlète d’endurance ou un cycliste sur route, cela signifie selon nous la bonne information dans le champ de vision, un confort exceptionnel et une autonomie suffisante pour oublier complètement la technologie. »

Engo Titanium est proposé à 599 €, ou 649 € avec verres photochromiques. Il est produit en série limitée et numérotée de 500 exemplaires.

Pour mettre les choses en perspective, les montures de lunettes en métal imprimées en 3D existent sur le marché depuis plus de dix ans, et les montures en titane de luxe ou sur mesure comptent parmi les applications grand public les plus matures de la fabrication additive.

ENGO, en revanche, imprime des pièces porteuses en titane pour un équipement sportif connecté, où le poids détermine directement la quantité d’électronique que l’on peut intégrer. C’est ce qui fait de ses lunettes l’un des rares exemples commerciaux où la fabrication additive est un véritable levier pour les lunettes intelligentes.

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