Test 3D Adept de l’imprimante 3D Stratomaker du fabricant Obro

Dans le cadre de sa série de tests, le département d’ingénierie de 3D Adept a effectué le test de l’imprimante 3D Stratomaker du fabricant français Obro. Il s’agit d’une imprimante 3D fonctionnant avec le système de dépôt de filament en fusion et proposant des fonctionnalités avancées destinées aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs d’impression 3D. Ses dimensions d’impression sont de 225x205x220 mm.

Sans plus tarder, l’avis de 3D Adept…

Le déballage

Tout d’abord il faut noter d’une part que cette imprimante 3D associée à son emballage et ses accessoires a un poids total de 18Kg, d’autre part que la disposition de ses différents composants dans son carton permet à l’utilisateur de sortir aisément la machine sans avoir besoin d’assistance.

Description du contenu

Pour la réalisation de ce test, l’imprimante nous a été livrée avec un coffret d’accessoires constitué d’un ensemble d’outils nécessaires pour l’ensemble des opérations avant et après impression. On y retrouve ainsi une brosse de nettoyage, deux bobines de PLA, un Câble d’alimentation, un jeu de clés de réglage et un guide d’utilisation.

L’imprimante en elle-même est constituée d’un plateau amovible, d’un écran tactile de 5 pouces avec afficheur couleur permettant le paramétrage et le suivi de l’impression d’une part ; d’autre part d’une liaison Wifi et d’un lecteur de carte SD pour le transfert de fichiers ainsi qu’un port Ethernet pour une éventuelle mise en réseau. Elle inclut aussi une caméra embarquée permettant de suivre en temps réel l’impression depuis un ordinateur ou un smartphone Android et iOS ; un extrudeur avec une buse de 0,4mm.

Après cette mise en bouche, il est temps de se plonger dans le guide d’installation pour la mise en fonction de la machine.

Installation

Un petit quart d’heure, c’est le temps qui nous a été nécessaire pour passer du déballage de la machine au lancement de notre première impression. Il faut dire que l’imprimante a été livrée complètement montée et que le guide d’utilisation fourni permet d’effectuer pas à pas l’ensemble des réglages, à travers des explications détaillées associées à des images.

Certaines capacités de la machine telles que le calibrage automatique offrent à l’utilisateur un gain de temps, tout en permettant une prise en main et une maîtrise rapide de la machine.

Logiciel

L’imprimante Stratomaker fonctionne avec StratoSoftware, un logiciel de contrôle simple d’utilisation et intuitif, disponible en téléchargement gratuit sur le site du fabricant. Celui-ci permet d’éditer les modèles 3D et de transférer le fichier d’impression de l’ordinateur à l’imprimante à travers une connexion WIFI. Le transfert du fichier d’impression peut aussi se faire avec la carte SD fournie dans le pack d’accessoires.

On note par ailleurs qu’une fois le modèle 3D édité, il est converti en format de fichier « g.code » (il s’agit du format fichier d’impression reconnu par cette imprimante).

A côté du logiciel StratoSoftware, l’utilisateur a à sa disposition l’application mobile Stratomobile (Android ou iOS), qui comme le logiciel permet le suivi à distance des impressions.

Impression

L’écran couleur tactile de 5 pouces facilite la navigation dans les différents menus de l’interface, permettant de réaliser l’ensemble des opérations de préréglage avant impression (préchauffage, calibrage, vérification, etc…).

Une fois la machine prête et calibrée nous avons introduit notre modèle 3D dans le logiciel afin de l’éditer et le convertir dans le format d’impression compatible avec l’imprimante.

Afin de faciliter le retrait des objets après impression, le fabricant recommande de manière optionnelle l’utilisation d’une colle sur le plateau.

Entièrement automatisée, l’imprimante 3D Stratomaker gère la mise à niveau du plateau d’impression à chaque lancement, garantissant ainsi un travail précis et régulier. Le fichier d’impression étant sélectionné, le temps nécessaire à l’impression s’affiche sur l’écran tactile de la machine.

Une fois le travail lancé, un éclairage led changeant de couleur suivant les étapes de l’impression s’active, donnant ainsi une animation bien particulière au processus d’impression.

Côté sonore, comparativement à d’autres imprimantes de même catégorie, la Stratomaker pourrait être qualifiée de peu bruyante et s’intègre bien à un espace de travail. Comme pour la grande majorité d’imprimantes utilisant ce système de fabrication, nous recommandons son utilisation dans un des coins et espaces dédiés à la fabrication, afin d’éloigner l’entourage des odeurs issues de la fusion de filament.

Les objets imprimés

L’examen des premiers objets imprimés donne un aperçu de la qualité d’impression de cette machine. Les images ci-après donnent un aperçu de quelques objets imprimés.

Le kit fourni dans le coffret d’accessoires nous permet d’effectuer le nettoyage externe et interne de la buse après impression.

Pour ce qui est de la compatibilité, cette imprimante est compatible aux filaments PLA, de diamètre 1,75 mm, avec une option de charge et décharge automatique de ceux-ci. L’utilisation de filaments d’entreprises tierces offre aussi à l’utilisateur de nombreuses possibilités pour ses impressions.

Le mot de fin 

Au bout de ce test, nous pensons que cette imprimante 3D Stratomaker est globalement une machine de qualité, basée sur une utilisation simple, automatisée et intuitive. Par ailleurs son design, sa construction robuste et rigide sont ses premiers points marquants.

Nous avons été positivement marqués par la facilité de prise en main de l’imprimante du fait de l’automatisation de certaines opérations. L’écran tactile de la machine permet de rapidement parcourir l’ensemble de ses interfaces de réglage.

En ce qui concerne les points à améliorer, on note qu’il n’est pas très aisé de charger le filament dans son tube malgré le fait que l’imprimante dispose d’une option de charge et décharge automatique.

Ayant rencontré quelques difficultés pour effectuer les opérations de charge, nous pensons que c’est un point à améliorer.

Malgré ces difficultés, le test de cette imprimante reste tout de même positif. La qualité de l’état de surface des objets imprimés parle d’elle-même. C’est à notre avis une imprimante qui ne décevra ni le novice en cherche d’une machine simple de prise en main pour débuter, ni le professionnel qui désire une machine pour prototyper rapidement ses pièces techniques PLA. Grâce à son volume d’impression important, elle se distingue d’autres machines de la même gamme.

       POINTS FORTS              POINTS A AMELIORER
  • Prise en main simple
  • Bonne qualité d’impression
  • Compatibilité avec les filaments de tiers
  • Calibrage automatique
  • Prise en charge d’impression sur connexion Wi-Fi
  • Disponibilité des supports de lancement et suivi de l’impression : Stratomobile (mobile) et StratoSoftware (PC)
  • Guide d’utilisation bien détaillé pour faciliter la prise en main
  • Caméra de contrôle d’impression
  • Charge et décharge automatique du filament
  •  Filament difficile à introduire dans le boitier de charge

 

Pour finir, en prenant en compte les facteurs de prise en main, accessoires, qualité d’impression, vitesse d’impression, logiciel et application, si nous devrions attribuer une note globale à cette imprimante, elle serait de 8/10.

Enfin, l’imprimante Stratomaker pourrait plaire aux « makers » ou aux professionnels en recherche de performance.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :