Suite à une recherche qui vise à imprimer des tissus humains avec des capillaires viables et surtout à imprimer ces modèles anatomiques plus près de la réalité, Prellis Biologics, une société d’impression 3D de tissus basée à San Francisco, pourrait avoir battu les records de vitesse du marché.

Comment créer des organes humains viables ?

L’un des principaux problèmes en génie tissulaire est de pouvoir créer des tissus avec une vitesse et une résolution suffisamment bonnes pour produire des capillaires viables.

Les capillaires font environ 5 à 10 microns de diamètre (en comparaison, un cheveu humain fait entre 75 et 100 microns) d’où la nécessité d’imprimer avec des résolutions aussi petites que 0,5 microns et sur le marché scientifique actuel, il faut encore plusieurs semaines pour imprimer un centimètre cube de tissu humain avec microvasculature.

De ce constat, Melanie Matheu, PhD, CEO et co-fondatrice de Prellis Biologics a décidé de mettre en place une technologie capable de répondre à ces besoins, créant ainsi des organes fonctionnels de remplacement.

Selon la société, sa technologie d’impression 3D holographique « peut créer le complexe microvasculaire et échafaudage qui permet aux tissus humains de survivre. La vitesse d’impression est cruciale, car les cellules ne peuvent survivre que pendant une période limitée sans apport de sang. Et les tissus densément remplis de cellules mourront en moins de 30 minutes, à moins que l’oxygène et les nutriments ne puissent être fournis immédiatement par les capillaires. »

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« La vitesse que nous pouvons atteindre est limitée uniquement par la configuration du système optique. Nous explorons maintenant le développement de systèmes optiques personnalisés, ce qui augmentera considérablement nos capacités. Notre objectif ultime est d’imprimer l’ensemble du système vasculaire d’un rein en 12 heures ou moins. »

Une réticence aux imprimantes biologiques ?

Au regard de cette innovation, les scientifiques de cette société ne se conforment pas vraiment au développement croissant des imprimantes biologiques et des encres compatibles avec les cellules. En effet, un tel type de technologie est basé sur l’impression par extrusion, et ne garde pas vraiment la cellule en vie en raison de sa faible résolution et de sa faible vitesse pour créer des capillaires.

Avant de confirmer la validité de cette affirmation concernant la faible efficacité des bio-imprimantes, nous recommandons d’obtenir les commentaires de plusieurs experts dans le domaine.

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Passionnée de nouvelles technologies, j’ai découvert l’impression 3D à travers différentes expériences professionnelles. Consciente de l’importance de cette technologie pour les marchés d’aujourd’hui et de demain, c’est avec plaisir que je vous partage les dernières informations et analyses qui y ont trait, afin qu’à votre tour, vous puissiez en tirer profit. #Restezconnectés #3DAdept