L’entreprise Boltenstern, fondée il y a environ 60 ans est une entreprise familiale qui vend de la bijouterie. Il y a 3 ans, Marie Boltenstern décide de poursuivre le travail de son père et reprend la marque sous son aile.

Architecte de formation, elle effectue un master sur les technologies émergeantes à Londres. C’est lors de ce parcours aussi bien professionnel que personnel qu’elle découvre l’impression 3D.

Cela fait 8 ans que la fabrication additive fait partie des méthodes de fabrication de la bijouterie. Marie y voit un réel potentiel, bien plus, un moyen de donner une nouvelle vision à Boltenstern.  En octobre 2017, la bijouterie lance sa première collection de bijoux imprimés 3D et aujourd’hui, elle nous en dit plus sur ce changement.

Dîtes-nous plus sur Boltenstern et sur ce qui a amené à ce changement…

Boltenstern est une entreprise qui a été fondée en 1964. En plus de notre boutique en ligne, nous sommes basés à Vienne et à Berlin.

Il y a 3 ans, en reprenant la marque, je voulais lui donner un nouveau coup de souffle et y apporter ma touche personnelle. Compte tenu de ma formation d’architecte et du master sur les technologies émergentes que j’ai fait, l’impression 3D m’a semblé évident. Il était très évident pour moi de reprendre la marque où mon père l’avait laissée et de l’associer à la nouvelle technologie. Cela n’empêche bien évidemment pas que les procédés traditionnels de fabrication soient encore utilisés pour créer certains bijoux.

Comment utilisez-vous l’impression 3D ? Pour le prototypage ou le produit final ?

C’est le produit final qui est imprimé en 3D. Nos pièces sont directement imprimées en 3D à partir de poudre d’or, de poudre de platine et de poudre d’argent.

Utilisez-vous les services d’un sous-traitant ou avez-vous vos propres machines ?

Nous collaborons avec un fournisseur de services d’impression 3D basé en Angleterre. Nous avons un réseau de partenaires internationaux qui rend possible ce que nous faisons.

Bijoux imprimés 3D – Crédits images – Marie Boltenstern

En combien de temps un bijou peut-il être fabriqué ?

Cela dépend du bijou. Pour une bague, le temps d’impression peut être de 5 heures ; cela peut nécessiter quelques heures de plus pour les bijoux de mains ou 20 heures d’impression pour un gros bracelet.

Quelles sont les caractéristiques que nous devrions prendre en compte pour classer un produit dans la catégorie des articles de luxe ?

Pour moi, la caractéristique la plus importante est le caractère “unique” du produit, surtout dans ce secteur. Et c’est ce que nous offre l’impression 3D, cette capacité de personnaliser et d’individualiser. D’un autre côté, on se rend compte que si un client n’a besoin que d’une seule pièce, l’unicité vaut vraiment la peine.

Cependant, si vous avez besoin d’une série de bijoux qui doivent avoir la même apparence, il est à noter que ces pièces seront très similaires mais ne seront pas exactement identiques.

Cette dernière remarque serait donc un des points à améliorer. Quels sont les autres avantages et inconvénients à prendre en compte ?

Pour ce qui est des avantages, le plus important est la personnalisation. L’imprimante 3D ne fait pas vraiment la différence entre l’impression de 2 000 pièces qui doivent être similaires et 2 000 pièces qui ne le doivent pas. Il est donc important de savoir comment la manipuler. Cependant, c’est aussi une restriction que l’on doit comprendre, comment gérer la machine.

Par ailleurs, une autre problématique réside dans la finition. Il y a un travail de post-impression important qui doit être pris en compte et maîtrisé pour avoir le rendu escompté : lisse, brillant…

Vous avez un dernier mot ?

Je crois fermement que l’impression 3D ouvrira de nouvelles possibilités en matière de conception et de personnalisation. Et je suis excitée de voir jusqu’où cela peut aller…

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