Un large éventail d’entreprises fournit des services spécifiques dans l’industrie de l’impression 3D mais au-delà de ces entreprises, il existe des associations dont le but est de les soutenir. Ils jouent littéralement le rôle de facilitateur au niveau européen, créent un consensus ou mettent en œuvre des changements en faveur de l’industrie.

Le CECIMO est l’un de ces acteurs dont le but est de représenter les intérêts des industries de la machine-outil. La technologie d’impression 3D faisant partie de ses activités, l’association a récemment signé un partenariat avec EPMA, l’association européenne de métallurgie des poudres, pour développer la fabrication additive (AM) à travers des actions diversifiées.

Aujourd’hui, Filip Geerts, Directeur Général du CECIMO, nous explique le rôle du CECIMO et ses actions au sein de l’industrie. #OpiniondelaSemaine

Dites-nous en plus sur CECIMO

CECIMO est l’association européenne pour les industries de la machine-outil. Elle couvre 98% de la production totale de machines-outils en Europe et environ 36% dans le monde. La fabrication additive est l’une des technologies que nous représentons au niveau européen. CECIMO vise à promouvoir le secteur et à fournir un bon environnement social et économique aux entreprises qui font des affaires en Europe. En ce sens, nous représentons les entreprises manufacturières pour les machines-outils hybrides et tous les acteurs de la chaîne de valeur de la fabrication additive : design, équipements logiciels, services, matériaux (polymères, métaux, céramique). Nous couvrons des aspects des marchés B2B et B2C.

En ce qui concerne l’impression 3D, CECIMO influence la réglementation en faveur de l’industrie de l’impression 3D et contribue ainsi à faire entrer les technologies d’impression 3D dans l’industrie grand public.

Le réseau CECIMO est composé de 350 acteurs de tout type de matériaux pour les applications de fabrication additive (FA) et de segments tels que le développement de logiciels et la fabrication de machines, le post-traitement et l’utilisation finale des machines.

Nous impliquons également les meilleures universités, les instituts de formation, les cabinets d’avocats, les centres de R & D, les distributeurs et de nombreuses autres entités européennes, fortement axées sur la FA. Toute personne intéressée à se joindre à nos activités est la bienvenue pour contacter CECIMO.

Comment et pourquoi l’impression 3D a été placée au cœur des actions du CECIMO ?

L’impression 3D a toujours fait partie de nos activités. La vérité est qu’avec l’adoption croissante de l’impression 3D, de nouvelles entreprises ont été créées, améliorant ainsi le positionnement de cette technologie sur le marché. De plus, l’impression 3D était principalement utilisée pour le prototypage et maintenant nous essayons de faire avancer la technologie comme production principale.

Qu’est-ce qui a conduit au partenariat avec l’EPMA ?

En tant que lobby, notre objectif est de couvrir la chaîne de valeur totale du marché, qui comprend les machines et les matériaux.

EPMA et CECIMO partagent cette même vision mais EPMA est spécialisée dans la métallurgie des poudres. Leur objectif est de promouvoir et de représenter l’industrie européenne de la métallurgie des poudres en Europe, et la nôtre est de promouvoir la machine-outil ; par conséquent, en restant ensemble, nous pouvons aller plus loin et en réaliser beaucoup plus à cet égard.

Quelle sera la première action lancée par CECIMO et EPMA ?

Pour l’instant, le but n’est pas de lancer un ensemble d’actions au sein de l’industrie. Nous visons à promouvoir ce secteur au niveau européen. Nous pouvons par exemple répondre et faire avancer les projets d’innovation financés par l’UE.

Que pensez-vous de la fabrication additive (FA) en général ?

À mon avis, la FA ne va pas remplacer une nouvelle façon de produire. Nous croyons que la fabrication additive est une technologie complémentaire aux techniques de fabrication traditionnelles. C’est pourquoi la machine hybride qui combine à la fois la technique conventionnelle et la technique d’impression 3D sera la machine la plus pratique à utiliser car elle répondra à la demande des utilisateurs de différentes manières.

Quelle est la place de la Belgique dans l’industrie de l’impression 3D ?

Il faut noter que nous travaillons au niveau européen. Nous représentons les intérêts communs des industries de la machine-outil dans le monde entier.

Cependant, au niveau national, il existe quelques associations nationales telles que Sirris et Agoria, et des entreprises telles que Materialise qui sont intégrées au CECIMO.

Votre dernier mot ?

CECIMO protège les intérêts du secteur de la fabrication additive au niveau européen en améliorant les initiatives politiques et réglementaires et en promouvant tous les acteurs de la chaîne de valeur de FA. Des compétences à l’énergie, nous faisons entendre notre voix dans les cercles politiques européens et nous garantissons que le législateur de l’UE est bien conscient des préoccupations et des intérêts des acteurs européens de la FA.

 

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