A la découverte des 10 000 possibilités de l’impression 3D couleur au cœur de Mimaki

« Nous gardons toujours à l’esprit que la technologie peut être utilisée pour un marché différent », Ronald van den Broek, Directeur général des ventes EMEA.

L’impression 3D en couleur est quelque chose d’unique, et, étonnamment très rare dans cette industrie. Il n’y a que quelques façons d’imprimer en 3D en couleur et nous avons maintenant la confirmation que la technologie de Mimaki en fait partie.

Nous avons vu pour la première fois l’imprimante 3D couleur 3DUJ-553 de taille industrielle du fabricant au salon Formnext 2017. L’entreprise a fait un véritable tabac avec ce lancement européen, annonçant ainsi son entrée officielle sur le marché de l’impression 3D. Perdu dans cette euphorie et la myriade de technologies lancées à l’époque, il était difficile de rester neutre. Une visite au siège européen de l’entreprise japonaise aux Pays-Bas, a permis d’avoir un autre regard sur l’entreprise.

Mimaki Europe est située à Diemen, à Amsterdam. Les bureaux sont très accessibles – à environ 30-40 minutes de la gare centrale pour ceux qui viennent en train d’une autre ville. Amsterdam est considérée comme une autre ville axée sur la technologie et un endroit de choix pour le lancement, la croissance et l’épanouissement des entreprises.

10 000 possibilités

La réputation de Mimaki en matière d’imprimantes à jet d’encre grand format et de machines de découpe pour les marchés du graphisme, de l’industrie et du textile/appareil est devenue un fait indéniable pour l’industrie. En effet, il est difficile de ne pas mentionner cette expertise quand on sait que ce bond de géant dans l’impression 3D a été inspiré par les dispositifs d’impression à jet d’encre 2D à séchage UV.

Lors de la présentation de leur entreprise, Ronald van den Broek, Directeur général des ventes EMEA, a expliqué qu’ils ont appris la couleur sur le marché de la sérigraphie, un marché qui représente leurs ventes les plus importantes jusqu’à présent (43% de leur chiffre d’affaires), suivi de la Production Industrielle (32,3% du chiffre d’affaires de l’entreprise) où l’on trouve l’Impression 3D. « Textile & Habillement » et « Automatisation de l’usine », complètent ce tableau.

Selon M. van den Broek, l’entreprise a réussi à acquérir une expérience de plusieurs dizaines d’années sur différents marchés, car elle a toujours gardé à l’esprit qu’elle devait lancer un nouveau produit chaque année. C’est ainsi qu’ils développent une plate-forme croisée qui combine leurs 3 unités d’affaires ainsi que leurs solutions intégrées qui comprennent : produit, encre et logiciel.

L’impression 3D « pleine couleur »

Dans les bureaux de Mimaki, nous avons pu (re)découvrir des échantillons imprimés en 3D réalistes réalisés avec l’imprimante 3DUJ-553 du fabricant. L’entreprise est en mesure de reproduire ce niveau de photoréalisme grâce à plusieurs éléments dont une résine transparente qu’ils ont développée. La résine permet la réalisation de couleurs entièrement transparentes et semi-transparentes. Jordi Drieman, le spécialiste 3D de l’entreprise a parlé de la possibilité de réaliser environ 84% de la gamme de couleurs FO GRA 39L. Pour ceux qui ne le savent pas, la gamme de couleurs se réfère à toute la gamme de couleurs disponibles sur un appareil particulier. Une gamme de couleurs de 72% – 75% est généralement considérée comme normale. Être capable d’atteindre 84% de la gamme de couleurs signifie donc que nous ne parlons pas seulement de couleurs simples, mais de couleurs réalistes.

Le résultat d’une telle impression est soutenu par le logiciel de la société, Mimaki 3D Lite qui facilite l’importation des fichiers 3D, et leur rendu.

Pour nettoyer le modèle après le processus d’impression, le spécialiste recommande d’utiliser un matériau hydrosoluble comme support lors de l’étape de post-traitement.

Cependant, selon l’expérience de Marketiger, un client de l’entreprise qui a partagé son expérience avec la solution d’impression 3D, il est possible d’utiliser une autre solution de post-traitement pour obtenir la surface de finition souhaitée.

Une expérience d’impression 3D haute en couleur

Maikel de Wit, fondateur de Marketiger, société d’impression 3D basée à Eindhoven, fournit des objets 3D en couleur, notamment des figurines (statuettes) et des maquettes, tout en exploitant l’imprimante 3D Mimaki 3DUJ-553.

De Wit a déclaré qu’ils « travaillaient depuis deux ans avec une imprimante capable d’imprimer 5 couleurs, puis ils ont découvert une autre qui peut imprimer 10 000 couleurs ».

Investir dans une telle imprimante 3D (dont le coût est d’environ 200 000$) a été un énorme investissement pour une start-up comme Marketiger, qui doit intégrer de nouveaux services dans son modèle d’affaires pour pouvoir en tirer le meilleur parti. Cependant, avant de se plonger dans son expérience avec Mimaki, l’entrepreneur avait déjà fait l’expérience des imprimantes 3D Prusa monochromes pour la production de divers outils marketing.

Mais pour de Wit, collaborer avec Mimaki, c’est plus qu’investir dans une imprimante 3D performante, c’est aussi adopter une nouvelle culture :

« La société a une culture japonaise, qui se reflète dans tout ce qu’elle fait. Il faut du temps pour s’y habituer, mais nous avons rapidement appris à l’apprécier. Par exemple, les responsables commerciaux ne promettent jamais quelque chose qu’ils ne peuvent pas tenir. Leurs clients sont importants pour eux et ils prendront vraiment des risques pour vous, surtout en cas de catastrophe. Par exemple, une fois, ils ont même retiré une pièce de leur propre machine de démonstration pour nous aider avec notre appareil défectueux ».

Nous avons pu témoigner de l’importance de cette culture dans leur fonctionnement grâce à l’accueil chaleureux que nous avons reçu. 

Avant l’installation complète de l’imprimante 3D de Mimaki dans leurs bureaux, Marketiger a testé l’imprimante de façon intensive pendant deux mois, avec le soutien de Mimaki, pour voir si elle pouvait traiter les volumes de production souhaités.

Malgré le processus qu’il décrit comme assez long pour certains services tels que les figurines (Numérisation 3D, optimisation via un logiciel, étapes d’impression et de post-traitement à réaliser), de Wit reste satisfait de la qualité de chaque impression.

Sur le plan technique, la seule contrainte qu’il surveille encore aujourd’hui est l’optimisation de l’espace dans l’imprimante 3D. En effet, la capacité de l’Imprimante 3D étant limitée, l’utilisateur doit toujours optimiser sa capacité pour en tirer le meilleur parti.

Dans sa propre entreprise, Maikel de Wit a mentionné ses difficultés à convaincre les clients – mais ce n’est pas vraiment surprenant car d’après l’expérience de diverses entreprises (qu’il s’agisse d’utilisateurs ou de fabricants d’imprimantes 3D), il faut du temps pour aider les clients à faire un pas de géant vers une « nouvelle technologie ».

Enfin, outre les applications mentionnées par Marketiger, le chemin de Mimaki vers l’impression 3D permet également diverses applications dans le domaine du prototypage, de l’art, de la conception d’outils et d’équipements, ainsi que dans le domaine médical et de l’éducation. 

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