
Un peu plus d’un an après avoir créé une brassière de sport imprimée en 3D pour Faith Kipyegon, Nike mise à nouveau sur l’impression 3D pour produire la combinaison de Keely Hodgkinson, championne olympique du 800 m.
Pour cette combinaison, développée principalement au sein du LeBron James Innovation Center, sur le Philip H. Knight Campus, la marque de sport affirme que les générateurs de vortex imprimés en 3D sont les plus rapides qu’elle ait jamais produits.
Hodgkinson a étrenné la combinaison lors de l’Athlos London, où elle a remporté le 800 m en 1’56″80.
« Avec cette tenue, je me sens rapide, libre dans mes mouvements, à l’aise et forte », confie Hodgkinson, athlète Nike depuis 2019.
Une combinaison conçue pour un corps en mouvement
La combinaison intégrale à capuche, ouverte dans le dos, associe un mélange de tissus. Elle compte un minimum de coutures et aucune fermeture, afin de réduire la résistance de l’air pendant que l’athlète enchaîne les tours de piste.
Selon Nike, le processus de fabrication repose sur une méthodologie de conception 4D, une approche qui modélise le vêtement sur un corps en mouvement dans le temps et dans l’espace.
« Nous concevons autant pour la performance maximale que pour l’expression ultime », explique Dan Farron, VP, Innovation Apparel Product Design. « Keely est une athlète qui n’a pas peur de prendre des risques ; elle est audacieuse et pétillante. Cette combinaison est le reflet de qui elle est. Le sport et le style s’y retrouvent à parts égales. »
Les générateurs de vortex imprimés en 3D sont disposés sur les épaules, les cuisses, le torse et la capuche. De tailles et d’orientations variées, ils sont ajustés par calcul pour chaque partie du corps de l’athlète.
Ils créent des « mini-tornades ». Celles-ci forcent l’air rapide à se mélanger à l’air plus lent piégé contre le corps et à y adhérer. Ce phénomène réduit le sillage de basse pression qui se forme habituellement derrière la coureuse, et donc la traînée.
« Keely a une immense confiance en elle lorsqu’elle porte du noir », souligne Hannah Amis, Director, Innovation Apparel Product Design. « C’est épuré, c’est audacieux, et cela nous a permis de célébrer sa personnalité éclatante à travers des générateurs de vortex imprimés en 3D aux couleurs changeantes. Il existe une tension belle et saine entre fonction mathématique et esthétique visuelle. Nous avons passé six mois à peaufiner, ajuster et scruter chaque détail sans relâche. »
Pour rappel, Nike avait produit la brassière Nike FlyWeb de Kipyegon en TPU imprimé en 3D. Sa surface, conçue par calcul, était plus dense là où un meilleur maintien était nécessaire. Dans les deux cas, la technologie est utilisée là où la géométrie doit varier d’une zone du corps à l’autre.
Des sneakers aux fonctionnalités vestimentaires
La manière dont Nike utilise l’impression 3D évolue. Dans la chaussure, l’impression 3D a surtout constitué le produit lui-même ou son composant le plus visible. Dans l’habillement, en revanche, elle apporte de plus en plus des fonctionnalités que le textile seul ne peut offrir.
Cela dit, cette combinaison reste une pièce unique, et Nike ne précise pas si les générateurs de vortex feront leur entrée dans ses collections commerciales.
Comme lors de ses précédentes annonces, la marque a peu communiqué sur le procédé d’impression, le matériau et les partenaires technologiques. Il est donc difficile d’évaluer dans quelle mesure ces applications sont prêtes pour une production à grande échelle.
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