« En 2026, si vous fabriquez un drone, une fusée ou un téléphone mobile avancé, vous utilisez l’impression 3D comme un élément essentiel de votre processus de fabrication », a déclaré Chris Connery, vice-président Global Analysis chez CONTEXT, dans un rapport qui montre que les revenus des imprimantes 3D ont progressé de 31 % sur un an. Le rapport révèle une forte hausse des ventes d’imprimantes 3D métal par rapport à l’an dernier, avec des livraisons en hausse de 36 % et des revenus en hausse de 51 %. En Chine en particulier, Farsoon et BLT ont enregistré une forte croissance, portée par l’envolée de la demande en charnières en titane pour téléphones pliables et en châssis de smartphones.
Un projet annoncé dans la province du Guangdong nous laisse penser que Connery a vu juste.
Une super-usine pour les composants de smartphones
Une filiale du groupe sidérurgique chinois Jingye a signé un accord avec le gouvernement du comté de Fengshun pour construire un site de production de pièces métalliques de précision. L’investissement s’élève à 5 milliards de RMB (environ 700 millions de dollars), en deux phases. Le projet prévoit 400 imprimantes 3D métal, 100 lignes de moulage par injection de métal (MIM) et 20 lignes de production de poudre métallique.
Si Jingye exploite déjà des imprimantes métal grand format, le groupe a compris que combiner le MIM et la fabrication additive pour concrétiser cette vision jouerait en sa faveur.
Les lignes de poudre fourniront la matière première aux deux procédés, ce qui permettra au site de maîtriser son propre approvisionnement.
Les premiers produits seront des charnières pour écrans pliables et des modules de caméra destinés aux fournisseurs de smartphones, avant que le site ne se diversifie vers les pièces pour la robotique, les composants de refroidissement liquide et les dispositifs médicaux.
La construction est en cours, et une production partielle est prévue avant la fin de 2026. À pleine capacité, le site devrait générer une production annuelle de 10 milliards de RMB et plus de 1 000 emplois.
Apple a montré que c’était possible
Les fabricants chinois de téléphones ont été parmi les premiers à adopter la technologie. L’impression 3D titane de BLT a par exemple aidé OPPO à réduire le pli de son écran pliable. Mais Apple est sans doute la marque qui a montré à l’ensemble de l’industrie que l’impression 3D métal peut fonctionner à l’échelle de l’électronique grand public.
Pour rappel, en 2025, Apple a confié à l’impression 3D la production de l’ensemble des boîtiers de l’Apple Watch Ultra 3 et des boîtiers en titane de l’Apple Watch Series 11, et a doté son iPhone Air d’un port USB-C en titane imprimé en 3D. Cette année, l’iPhone Duo, son premier smartphone pliable, est équipé d’un cache de charnière en titane imprimé en 3D, tandis que l’Apple Watch Ultra 4 conserve son boîtier imprimé en 3D. Il s’agit de pièces visibles et structurelles, qui doivent être identiques sur des millions d’unités.
Le projet de Jingye montre à quel point l’industrie électronique continue de s’appuyer sur de grands sous-traitants, et ce à quoi il faudra prêter attention.
Si les téléphones pliables ne représentent encore qu’une faible part du marché des smartphones, la demande croissante en pièces pour la robotique, en composants de refroidissement liquide et en dispositifs médicaux contribuera sans aucun doute à maintenir les imprimantes 3D en a
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